ATELIER DE VALIDATION DU PLAN D'ACTION NATIONAL POUR
L’ACCELERATION DE L’ABANDON DE L’EXCISION
Contexte et justification
L'abandon des MGF constitue un
objectif majeur de la politique du Gouvernement du Sénégal en matière de
protection de l'enfant et de la femme particulièrement contre les violences
basées sur les femmes. L'Etat du Sénégal
l'a fortement exprimé à travers la ratification des conventions et instruments
internationaux visant à protéger les jeunes filles et les femmes contre tous
abus et Violences de toute sorte.
Cette volonté politique a été
traduite par l'élaboration et la mise en
œuvre du premier Plan d'Action National
pour l'Abandon de la Pratique de Mutilations Sexuelles en 2000. A travers la
mobilisation et l'engagement des partenaires techniques et financiers comme
l'UNICEF, l'OMS, l'UNFPA, les Associations et OGN.
En 2007, Sénégal a
atteint une étape historique et décisive
avec un nombre important de communautés villageoises qui ont déclaré l'abandon
de l'excision. A ce jour, 3741 villages sur les 5000 villages estimés en 1997
comme pratiquant l'excision ont déclaré l'abandon de la pratique. Ce niveau
d'abandon est considéré comme une étape irréversible car le seuil critique
était de dépasser 50% des villages. Si le programme maintien le rythme, il est
certain que l'abandon de l'excision sera atteint d'ici 2012.
Ce mouvement pour l'abandon de la pratique a été
soutenu par la mobilisation des
élus locaux (les détenteurs de mandats électifs) et de l'ensemble des décideurs
sociaux qui influencent la prise de décisions aux niveaux politique et
communautaire (autorités administratives, chefs religieux, chefs coutumiers,
chefs de village). Ainsi, un intérêt particulier a été accordé au leadership
des femmes qui s'est révélé être non seulement déterminant dans le processus de
déclenchement du mouvement mais aussi dans les étapes de passage à la masse
critique pour son développement et sa conduite à terme.
Aussi, l'engagement du gouvernement du Sénégal, qui
dispose d'un Plan d'Action National pour l'Abandon de l'Excision qui a été réactualisé et d'une loi contre
l'excision, a été déterminant dans le processus d'abandon de l'excision.
Cependant des défis restent à
relever pour le passage à l'échelle dont les plus importants sont l'engagement
soutenus de tous les acteurs, le financement à long terme, le pilotage, la
coordination et le suivi - évaluation de la mise en œuvre du plan d'action par
le ministère et le développement le
partenariat sous - régional au niveau des zones transfrontalières.
Dans cette perspective
d'atteindre l'abandon total en 2015, la Direction de la Famille compte valider le nouveau plan national d'action 2010-2015 et
lancer son processus de mise en œuvre
avec les partenaires et ministères impliqués.
Ce plan de travail va contribuer
à l'accélération de l'abandon de l'excision à travers la mobilisation de tous
les acteurs et le renforcement du partenariat avec les pays transfrontaliers
afin de disposer de cadres et de mécanismes de coordination, de suivi
évaluation pouvant prouver le résultat d'abandon total d'ici 2015.
Objectifs du plan de travail
- Valider
le nouveau plan d'action national
- Définir
les mécanismes de mise en œuvre et de coordination et de suivi évaluation du
nouveau plan d'action
- Renforcer
la participation des jeunes au processus d'abandon
- Renforcer
la collaboration des pays de la sous - région
- Renforcer
la mobilisation des acteurs, des partenaires et des communautés.
Résultats attendus
- Stratégie d'intervention harmonisée de tous les acteurs (ONG,
Médias, PTF, parlementaires, autres
ministères impliqués)
- Disponibilité
d'un mécanisme de coordination et de suivi - évaluation du nouveau plan
d'action national pour l'abandon de l'excision
- Plan de
communication validé et production de supports de communication
- Incitation
à l'allocation des ressources nationales en faveur de l'abandon définitive
de l'excision
Cibles
- Ministères :
Famille, Santé, justice, Intérieur, jeunesse
- Partenaires
techniques et financiers
- Parlementaires
- Leaders
religieux
- Communicateurs
traditionnels
- Agents
porteurs de dynamique communautaire (APDC)
- Services
déconcentrés des ministères
- ONG,
Associations, Réseaux
- Presse
- Jeunes